Qui suis-je? 2018-12-26T10:34:02+01:00

 

 

Sophie Mottier

Souffleuse de permissions

Coach formatrice spécialisée en neurosciences

Institut des Neurosciences appliquées

 

Enfant unique de deux parents eux-mêmes enfants uniques, j’ai quelque peu manqué de camarades de jeu durant mon enfance. Mon esprit créatif a donc trouvé divers moyens de s’occuper, notamment en faisant toutes les crasses possibles et imaginables à mes grand-mères. Mais si ma famille était aimante et bienveillante, elle était aussi pétrie de traditions et de principes rigides. A tel point que si je contestait une règle, on me répondait : « c’est le principe ». Et vu qu’ils n’avaient que moi à surveiller, ils ont particulièrement bien accompli leur devoir. Mon esprit libre en a gardé une profonde aversion contre la tradition et les principes.

A l’école, jusqu’à l’âge de dix ans, j’étais très à l’aise, avec la note maximum à chaque test. Un jour, pour je ne sais quelle raison, j’ai obtenu un sept sur dix en maths. Ma mère m’a dit que j’étais mauvaise en maths et que je devais suivre la filière latin-anglais, qui selon elle était la meilleure. Et que croyez-vous qu’il arriva ? J’ai acheté l’idée que j’étais nulle en maths et j’ai brillamment obtenu la note de un sur dix au baccalauréat suisse, en voie latin-anglais.

Après ma dixième année et l’entrée au collège, mon esprit rebelle a abandonné la partie. Je suis devenue une adolescente sage, éteinte, mal fagotée, complexée avec beaucoup de peine à m’intégrer à mes camarades. Je n’avais que quelques copines et j’étais devenue le souffre-douleur de certains garçons. Car à force de se sentir moche et nulle, on finit par le devenir. J’ai accompli une scolarité sans gloire, et en bonne fille sage, j’ai étudié le droit pour faire plaisir à papa. J’aurais voulu être vétérinaire ou biologiste, mais c’étaient des voies scientifiques, et il y avait beaucoup de maths. S’en sont suivis neuf ans à l’Union de Banques Suisses, un milieu à des années lumières de mes aspirations profondes.

Puis je me suis mariée et j’ai commencé à éduquer mes enfants selon certains principes qu’on m’avait enseignés, notamment « finis ton assiette » etc.. Aujourd’hui je ferais différemment. Durant cette période, je devais rester à la maison pour eux car il n’y avait pas d’accueil parascolaire pour la pause de midi dans mon petit village. Mais si j’avais eu une autre ouverture d’esprit, j’aurais pu déjà commencer à travailler sur internet depuis la maison.

En fait, depuis mon entrée au collège, j’ai abandonné ma liberté, ma personnalité, mes rêves et mes talents. Je me suis auto-sabotée, j’ai obéi à ce que l’on souhaitait de moi, ou ce que je croyais qu’on souhaitait de moi, je me suis pliée à la pensée dominante et j’en suis venue à oublier qui j’étais. Et pour justifier ce désastre, je me suis convaincue que j’étais trop moche, top bête, pas assez capable et bien plus encore.

Mais l’Univers a beaucoup plus d’imagination que l’on croit, et il a peu à peu mis sur ma route toutes les conditions nécessaires pour que j’arrive exactement là où je devais aller.

La première interpellation a eu lieu lorsqu’on m’a parlé des fleurs de Bach. Même si j’ai rejeté le principe au premier abord, l’idée qu’il existe une réalité énergétique au-delà du monde visible a peu à peu fait son chemin. J’ai ensuite suivi des cours de reiki, d’analyse transactionnelle, de magnétisme, d’huiles essentielles, de Technique de la Métamorphose, et lu quantité de livres sur la santé. Et je suis devenue une experte en bobologie.

Un jour que je cherchais un cadeau d’anniversaire pour un camarade de mon fils, mon attention a été attirée par un petit livre dans une librairie. Je l’ai acheté, j’ai eu envie d’en savoir plus et de fil en aiguille j’ai acheté ma première formation sur internet. Pour recevoir toutes les notifications, je devais créer un profil Facebook. Complexée comme je l’étais sur mon physique, il était impensable que je mette une photo de moi sur mon profil. J’ai donc choisi une jolie photo de mon chien. Quelques temps plus tard, j’ai reçu une demande d’ami d’une …..prof de math parisienne. L’Univers a décidément beaucoup d’humour. Elle m’a dit plus tard qu’elle avait trouvé cette photo de profil super et qu’elle a eu envie de me demander en ami. C’est ainsi qu’elle m’a fait connaître David Lefrançois et l’Institut des Neurosciences Appliquées.

Quelque temps plus tard, le hasard a envoyé sur mon Facebook une personne qui se fiche totalement des normes et des conventions. Qui assume sans complexe ses choix et ses convictions. S’en est suivi une amitié virtuelle pour le meilleur et pour le rire qui m’a fait beaucoup de bien. Même si nos chemins se sont un peu éloignés dernièrement, je garde une profonde gratitude pour cet esprit libre qui m’a permis d’envisager les choses sous un angle différent. Il était temps de partager mon expérience, et d’enseigner aux personnes dans la même situation que moi qu’il est possible à tout moment de renouer avec ses aspirations profondes et sa mission de vie.

Mes enfants étant devenus autonomes, j’ai envisagé l’idée de reprendre une activité. Je me suis donc rendue à l’office de placement pour voir s’ils pouvaient me proposer un cours en vue d’une réinsertion professionnelle. Le conseiller m’a clairement dit qu’à mon âge il était illusoire de penser à me faire engager par une entreprise. Grosse galère et désespoir ? C’est à ce moment que je me suis souvenue d’un certain David Lefrançois, dont m’avait parlé mon amie….